Le hog harley davidson , la charte, inscription

Le H.O.G

Depuis toujours, la célèbre marque de Milwaukee a engendré des passions, des vocations, des modes, des usages de vie, des sentiments d’appartenance à un milieu, une famille, un groupe.

( D’aprés un article de motorlegende ) Aujourd’hui en 2016, cela est toujours vrai, de plus en plus vrai, et toutes les tentatives des concurrents de la Motor Company de copier ou de s’approprier la fameuse LE

GENDE ne font que renforcer la passion que la plupart des Bikers éprouvent pour leur marque fétiche: Harley-Davidson.

Bien entendu, une telle passion engendre des intérêts divers et c’est ainsi que le brouhaha organisé autour du club officiel des propriétaires de motos Harley-Davidson, le H.O.G. (Harley Owner Group), créé par Harley-Davidson en 1983 a besoin d’un minimum d’éclaircissement.

Ceci à la demande de nombreux lecteurs de la revue Legend Motorbike qui se demandent à quoi correspond tous ces clubs apparemment tous issus du H.O.G.

Ici il n’est pas question pour nous de classer, pire d’émettre quelque jugement que ce soit.

Pour nous, tous les motards, quelque soient leurs bécanes, qui adoptent pour règle de vie le respect de l’autre, de tous les autres, quel que soit leur sexe, leur religion, leur couleur de peau, leur fortune, et qui sont disposés de partager leur passion de rouler avec leurs familles et leurs amis, sont des Bikers.

Ils sont tous nos frères et nos sœurs, c’est aussi simple que cela.

Les H.O.G. Chapters Officiels:

Ils sont tous sans exception agréés par Le H.O.G. et parrainés par le concessionnaire dont ils dépendent. (Pas de concession, pas de Chapter)
Ils sont tous titulaires d’une licence d’exploitation de la marque H.O.G. signée tous les ans avec Harley-Davidson Cie.
Cette licence est contresignée par le concessionnaire local.
Cette licence appelée la « charte » leur permet de porter les couleurs du H.O.G. appelées « marques » par Harley-Davidson et principalement le Rocker, appelé également « banane », dont le dessin est la propriété exclusive de Harley-Davidson.
Tous les membres des H.O.G. Chapters sont obligatoirement membres du H.O.G., les directeurs des Chapters disposent des outils informatiques nécessaires aux contrôles de l’appartenance au H.O.G. des futurs membres.
Au premier janvier 2016, il y a 1 435 H.O.G. Chapters Officiels dans le monde, dont 48 en France qui totalisent 4 280 membres.
Pour devenir membre du H.O.G., la seule condition: être propriétaire d’une moto de marque Harley-Davidson,
pour le rester, respecter la charte du H.O.G. et être à jour de sa cotisation annuelle.
Au premier janvier 2016, le H.O.G. compte 906 796 membres dans le monde dont 16 000 en France.
Il s’agit du plus grand club d’usine Autos et Motos du monde.


Stéphane SAHAKIAN, Directeur France du HOG (Harley-Davidson Owners Group)

Stéphane SAHAKIAN, bonjour.
Vous êtes le responsable pour la France de la plus grande organisation au monde avec près de 1 million de membres. C’est déjà peu ordinaire. Mais, en plus, cette association a été créée par une marque motocycliste très connue. Pouvez-vous, pour commencer cette interview, nous présenter votre organisation ?

Alors déjà, non, nous ne sommes pas une association puisque le HOG®France, que je représente, est un club officiel de marque qui est relié et appartient directement à Harley-Davidson® Motor Company. Quand je parle de Motor Company, cela veut dire que le HOG® a été créé aux USA par Harley-Davidson®, à Milwaukee, Wisconsin. Ce club  appartient toujours à Harley-Davidson® et c’est donc Milwaukee qui dirige le HOG® mondial, développé ensuite dans chaque filiale Harley-Davidson®, européenne ou ailleurs dans le monde.

Précisons d’abord que ce nom de HOG correspond aux initiales de « Harley Owners Group® », donc le Club des propriétaires de motos Harley-Davidson.

Absolument. Créé en 1983 et qui compte maintenant environ 960.000 adhérents dans le monde.

Vis-à-vis de la règlementation française, le HOG n’est pas une association type 1901, pourtant il est composé d’adhérents. Quel est votre statut juridique ?

C’est simplement un pôle interne à Harley-Davidson® France, ou de chaque pays qui a une filiale Harley-Davidson®. Donc, le HOG® fait partie du pôle marketing. Comme dans chaque société, il y a un pôle marketing, un pôle commercial, financier, etc. Le Harley Owners Group® est relié directement au pôle marketing.

Vous avez répondu négativement à la 1ère question sur le statut associatif. En même temps, ce pôle HOG®, club de propriétaires de Harley®, est représenté en France au sein de chacune des concessions Harley-Davidson® France par des associations de type 1901 ?

Absolument. C’est là où, effectivement, il peut y avoir confusion. Si l’on prend l’organisation pyramidale, le HOG® est dirigé par la Harley-Davidson® Motor Company et ensuite, il y a des sous-groupes, que nous nous appelons des Chapters (ndlr, Chapitres en français), qui sont reliés directement aux concessionnaires, puisqu’un Chapter ne peut exister que s’il existe un concessionnaire Harley-Davidson® officiel. Et là, effectivement, pour une forme de fonctionnement, pour être en phase avec la législation française, ces clubs locaux, ces Chapitres reliés au HOG®, fonctionnent en association avec des membres qui y payent une cotisation.

C’est un montage très particulier, avec à la fois une forme associative et des individus qui se regroupent pour le plaisir de se retrouver et de rouler ensemble. Mais cet ensemble n’est pas chapeauté lui-même par une supra-association, une association d’associations. Ainsi, vous, Stéphane Sahakian, vous êtes le patron du HOG® France, mais vous êtes salarié de Harley-Davidson® France ?

Tout à fait. Comme je vous le disais, c’est surtout pour un fonctionnement en accord avec la législation puisque chacun de ces Clubs, chacun des 48 Chapitres français, attachés à 49 Concessions Harley-Davidson®, ont leurs propres évènements, leurs propres sorties, tout au long de l’année. Et, bien évidemment, ils en sont les organisateurs. Et pour être organisateur, il faut être soit une société privée, soit une association type 1901, statut choisi par les Chapters français.

Au moment de notre interview, vous revenez de voyage professionnel, donc vous étiez en déplacement pour le HOG® France, à la rencontre de membres de Chapters. Cela fait partie intégrante de votre travail ?

Oui, car ma « mission », très agréable bien sûr, c’est d’être en relation permanente d’une part avec les dirigeants et les membres des Chapters, d’être à leur écoute, et d’autre part avec les Concessionnaires Harley-Davidson® qui sont largement impliqués dans la vie de ces Clubs. Et tous les ans, nous organisons le Chapter Directors Meeting, rassemblement organisé dans une ville de France, différente chaque année, et qui regroupe tous les dirigeants des Chapters français pendant deux jours. C’est l’occasion d’avoir leur feedback et nous, nous avons besoin aussi de nous exprimer par rapport à eux et de leur faire passer des messages. Et, enfin, car c’est aussi le but de cette réunion, ce sont deux jours funs, car le HOG® sait aussi bien faire la fête.

On comprend bien effectivement ce fonctionnement très particulier et cette organisation « Harley-Davidson® Motor Company / Concessions Harley-Davidson® locales / Chapters locaux ». Dans les autres pays, en Europe ou ailleurs dans le monde, c’est le même processus ?

C’est le même principe partout dans le monde. Pour mes homologues de chaque filiale Harley-Davidson® Motor Company, la base est la même. Il peut y avoir quelques particularités, mais l’organisation est identique. Le HOG® est une entité qui appartient à Harley-Davidson®. Si on prend des clubs d’autres marques de moto, la différence c’est que tout est géré par une association. Et c’est bien là, notre particularité, qui fait notre succès, c’est que nous sommes gérés directement par la marque.

Vous parlez de succès : si mes chiffres sont bons, le HOG® est la 1ère « structure », je ne sais plus quel terme exact utiliser, au monde en nombre d’adhérents ?

Absolument. Et pour nous qualifier, nous sommes un vrai club de marque, que l’on a appelé le HOG®. C’est vrai que nous sommes n°1, et d’ailleurs on retrouve très souvent chez nous le logo « N°1 ». Nous sommes vraiment n°1 sur les clubs au niveau des adhérents, avec pratiquement un million de membres au plan mondial, c’est qui est quand assez exceptionnel. La marque Harley-Davidson® est déjà très atypique, mais en plus nous avons un relationnel très fort avec nos membres et nos clients.

En parlant d’image, celle du « Harleyiste », du biker, est souvent fantasmée dans l’esprit du grand public. Ce coté fraternité entre les membres de ces clubs, vous le vivez lors de vos déplacements ?

Absolument ! Je vous parlais du relationnel très fort avec nos membres, et même nos clients. On le retrouve, et je le retrouve, tout au long de nos déplacements, de nos évènements, lors des réunions, cela remonte sans arrêt. Et c’est justement ce qui fait cette force. Et les Chapters, répartis dans le monde entier, sont une force incroyable. Ainsi, en France, nous avons un lien très fort avec les 48 Chapters et ils ont un lien très fort avec la marque.

Vous évoquez la spécificité de ces Chapters et des relations avec eux. Faut-il un cursus tout aussi particulier pour devenir directeur du HOG® France, car c’est une fonction atypique ?

Il faut déjà aimer, être passionné par la marque. Il faut aimer le relationnel. Ensuite, il faut très certainement avoir une bonne connaissance du terrain, c’est-à-dire avoir déjà une relation avec toute cette population, motarde et Harley-Davidson®. C’est important de la connaître et de savoir comment cela fonctionne.

Le HOG® a été créé en 1983 aux USA, vous en êtes devenu le responsable France immédiatement ?

Non, du tout. Je suis rentré dans la marque à un autre poste à l’époque. Et c’est au fil du temps que le poste m’a été proposé. Mais c’est vrai que j’avais des antécédents dans la marque ; le coté passion ressortait et était très fort.

Un poste atypique donne-t-il une organisation particulière ? Nous sommes lundi, vous revenez tout juste de ce Chapter Directors Meeting qui a duré 2 jours, donc samedi et dimanche. La vie professionnelle de Stéphane SAHAKIAN, c’est quasiment 52 semaines de déplacements par an, étant donné vos missions ?

52 semaines par an, peut-être pas, mais je ne dois pas en être loin… Effectivement cela prend du temps. C’est vrai que c’est un métier passionnant, mais c’est vrai que cela demande beaucoup de temps, beaucoup d’énergie. En même temps, c’est une telle relation avec nos membres, que c’est une satisfaction incroyable. Mais c’est vrai que je suis relativement souvent en déplacement, que ce soit que ce soit pour rencontrer nos membres ou pour monter des évènements.

Parce que vous gérez également cette partie évènementielle ? Mais pour le HOG® ou pour Harley-Davidson® ? Ou pour les deux ?

Pour les deux. Les deux se croisent, de toute façon. Ils sont indissociables. Je monte aussi des évènements Harley-Davidson®, qui rentrent en fait dans le cadre des membres du HOG® puisque ces évènements sont aussi là pour eux. Et, en fait, on s’aperçoit que nos évènements accueillent énormément de membres du HOG®.

Je parlais de spécificité de poste, effectivement, il n’y a pas beaucoup de managers ne France qui cumulent ces particularités. Souvent, les dirigeants salariés d’associations et de fédérations que je rencontre, me disent qu’ils ont parfois du mal à expliquer ce qu’ils font. Pour vous, hormis peut-être la partie Harley-Davidson® qui est plus commerciale, est-ce la même chose ?

Au niveau de l’organisation et de la mise en place d’évènements, c’est quelque chose d’assez facile à comprendre. L’évènementiel est facile à expliquer. Maintenant, tout le côté relationnel et tout le travail réalisé avec le HOG®, que ce soit avec les Chapters ou avec les Harleyistes individuels qui ne sont pas nécessairement membres d’un Chapter, effectivement c’est un peu plus compliqué à expliquer… expliquer que l’on est là pour faire rêver les gens…

C’est un beau métier !

… C’est un beau métier… Mais à la limite, je préfère en rester là dans l’explication, et dire que, oui, effectivement, on est là pour faire rêver les gens. Et que nous feront tout pour les faire rêver.

Avez-vous le sentiment que le HOG® France véhicule, c’est le cas de le dire, une forme de culture américaine ? Autrement dit, cette organisation pourrait-elle exister si elle n’était pas originellement pensée de façon américaine ?

Bonne question… Bonne question… Si on prend l’expérience d’autres marques, d’autres clubs qui peuvent exister, pas forcément reliés à la moto, on voit qu’Harley-Davidson® est une marque très forte, une marque américaine avec un historique et un mythe incroyables, je pense que tous ces faits sont indissociables. Oui, effectivement, le fait d’être relié aux États-Unis est important, mais il n’y a pas que cela. La marque elle-même parle toute seule. C’est ce qui fait, je le disais tout à l’heure, que tout est atypique. D’autres marques ont lancé des clubs qu’elles souhaitaient similaires au nôtre, mais ces clubs n’ont pas ce passé, ils n’ont pas ce mythe, ils n’ont pas une liaison aussi forte bien sûr avec les USA. Et ce sont des raisons pour lesquelles il y a une telle différence entre un club d’une autre marque et le nôtre.

Notre entretien se déroule au Siège de Harley-Davidson® France. Quand vous êtes dans ces locaux, les autres salariés vous voient plutôt HOG®, plutôt Harley-Davidson® commercial, ou simplement Harley® ?

Je ne leur ai pas vraiment posé la question. Je crois qu’ils me voient vraiment HOG® parce que je le véhicule, je le pense. Quelque part, je le transpire. Et c’est vrai que pour les gens, ici, en fait mes collègues, je suis sur le terrain… Oui, par mon travail, ils me voient beaucoup plus HOG® et surtout organisateur d’évènements.

Vous avez évoqué la relation aux adhérents individuels, en rappelant que les membres règlent d’une part une cotisation au HOG®, et une autre à leur Chapter local. Puisque l’adhésion à un Chapter n’est pas obligatoire, vous avez donc également des relations directes avec les adhérents, de façon individuelle ?

Moins facilement qu’avec les membres des Chapters, puisque, eux, nous allons les rencontrer directement chez les Concessionnaires. Maintenant, bien évidemment, les membres individuels du HOG® sont importants et que nous les rencontrons aussi. Si nous ne les voyons pas physiquement, nous communiquons via notre magazine HOG TALES®, trimestriel imprimé de 100 pages envoyé à tous les membres du HOG® dans leur langue, qu’ils soient ou non dans un Chapter, et notre newsletter.

Maintenant, il faut savoir un point important à propos du HOG® qui compte beaucoup de membres. Par exemple, en France, cela représente plus de 16.000 membres ; 35 % sont dans un Chapter français, ce qui représente entre 6 et 7.000 personnes, ce qui n’est déjà pas mal. Donc, les autres, ce sont des individus qui ont envie d’être au HOG, qui ont envie de rouler, mais qui n’ont pas forcément envie d’être dans une structure établie. Chez nous, il y a une chose importante, message que je dis et répète, c’est la liberté individuelle. On peut faire partie du HOG®, via un Chapter, ou en individuel venant de temps dans les concessions, sur nos évènements et rouler ensemble sans forcément faire partie d’une structure.

Vous êtes donc très ouvert dans le fonctionnement ? Individus et groupes sont accueillis à l’identique ?

Il n’y a pas de considération particulière et aucune obligation. Simplement, être relié à un groupe, c’est organiser des évènements et sortir ensemble, c’est rouler ensemble, c’est être, même si je n’aime pas trop ce mot, dans une vie associative. Mais il y des gens qui préfèrent rouler seuls ou avec quelques amis, sans faire partie forcément d’un groupe constitué. Et cela, c’est vrai aussi bien dans le HOG® qu’ailleurs. La seule « obligation », c’est de voir que tous ces membres nous représentent, représentent la marque. Je demande donc juste au HOG® d’être représentatif de la marque. Tout cela est juste tranquille, sans obligations, au choix de chacun : « allez là où vous serez bien et où vous vivrez votre passion ».

Ce coté passion-plaisir, fun, ce n’est pas forcément l’image qu’en a le grand public. Je l’ai dit, nous sommes aujourd’hui au Siège d’Harley-Davidson® France, mais il n’y a pas de têtes de mort sur les murs, les gens ne passent pas en montrant leurs tatouages ;-). Cette « image Harley® » particulière est véhiculée aussi dans des films, des reportages. Ce coté fun, ouvert, convivial que vous nous décrivez fait face à une image « biker » mythique un peu différente.

Cela a largement évolué depuis quelques années. Bon, c’est vrai que même si nous ne montrons pas nos tatouages ou les têtes de mort, il y en quand même chez nous. Cela existe, de toute façon. Et l’on coexiste très bien avec. Il n’y a pas de soucis. Chez nous, c’est familial ; et je pense que c’est cela aussi la richesse de Harley-Davidson® et du HOG®. Nous sommes une population passionnée, qui tourne autour de la marque et qui est très diverse.

Vous venez de nous parler de « vie associative », en indiquant « même si je n’aime pas trop ce mot ». Ce côté « associatif », c’est une connotation qui ne correspond pas à ce que vous vivez, indépendamment de l’organisation juridique générale que vous nous avez expliquée ?

Quand je dis que je n’aime pas ce terme, c’est vrai que la « vie associative » a un côté un peu péjoratif pour moi. En fait, il y deux choses. D’une part, la vie d’un club de marque que nous donnons au niveau de l’image, au niveau de la passion, avec forcément des règles et une vision très professionnelle. D’autre part, les Chapters qui sont obligatoirement des associations légales, mais dont les statuts n’imposent pas les mêmes règles que le HOG®, club de marque officiel.

Le HOG® a été créé en 1983, vous avez donc déjà fêté ses 30 ans.

2013 a été un moment spécialement riche, puisque nous avons effectivement fêté nos 30 ans, à Grimaud, lors d’un rallye que nous appelons l’Euro Festival. Juste après, nous avons fêté les 110 ans de Harley-Davidson®, sur tous les continents. En Europe, nous les avons fêtés d’une part à Rome, franc succès avec plus de 100.000 participants, et nous les avons ensuite fêtés à l’échelle nationale à Morzine. Alors, 2013 a donc nécessité beaucoup d’engagements, beaucoup de déplacements, beaucoup d’énergie. Les années qui suivant ont été un peu plus calme, même si nous organisons toujours des évènements, tels que le grand rallye de Grimaud. En 2016, nous fêtons en Slovénie le 25e anniversaire de notre rassemblement européen annuel, puis ce sera l’Autriche, sans compter de nombreux autres rassemblements français. Il y a donc toujours une vraie richesse de rencontres festives, et nos membres peuvent amplement organiser leur calendrier pour venir nous retrouver ! Et c’est ce qui fait la richesse d’Harley-Davidson®.

Les chiffres que vous citez sont très impressionnants, avec plusieurs dizaines de milliers de participants… comme à Rome avec 100.000 membres qui se sont retrouvés. Et même le Pape François a été de la fête ?

À Rome, cela a même été plus de 100.000 personnes qui se sont déplacées. Mais ces chiffres… on ne dira pas que c’est habituel, mais en Autriche, à Faaker See, nous accueillons chaque année près de 120.000 personnes, depuis 19 ans. Sans compter les grands rassemblements américains, encore plus importants. C’est assez impressionnant, ce sont des chiffres qui font rêver, c’est vrai. C’est vrai. Et pour Rome, la première fois que nous en avons parlée et que l’on a dit que le Pape viendrait peut-être faire la bénédiction, je me suis dit que cela paraissait incroyable. Mais, et c’est ce que je disais, c’est là toute la force de Harley-Davidson®. D’autres évènements vont arriver où, c’est pareil, c’est bien grâce à cette force de la marque, et peut-être aussi grâce à tout le relationnel que nous avons. Et pour le Pape… On l’a rêvé… On l’a fait.

Pour conclure notre entretien : vous avez cité des noms de villes américaines emblématiques pour votre passion. Voyez-vous une différence de mentalité entre les membres du HOG® aux USA et les membres français ? Peut-être dans la culture, l’état d’esprit, la façon de rouler, de fonctionner… ?

Le lien est le même. De toute façon, le lien est le même. Juste une petite histoire, qui résume bien toute cette mentalité qui peut exister à travers tous les pays. Dans les années 90, quand que le HOG® est arrivé, alors qu’il n’y avait pas encore énormément d’évènements qui pouvaient regrouper les membres, ces premiers évènements, et je les ai vécus, c’étaient quand les gens se retrouvaient et qu’ils faisaient la fête tout simplement. Mais il n’y avait pas encore ce lien, tout simplement parce qu’ils ne se connaissaient pas vraiment. Maintenant, quand on les voit sur les rallyes, en fait, ils se retrouvent, ils se connaissent, ils font la fête ensemble, comme s’ils étaient toute l’année reliés en permanence. Ça, c’est incroyable. C’est permanent et c’est partout pareil, dans le monde entier. Alors, bien sûr, il existe des différences de culture, c’est obligatoire. C’est ce qui fait la richesse, aussi. Que l’on aille aux USA, en Croatie, en Angleterre, en Italie… chaque pays a sa particularité. Et même chaque région a sa particularité. Quand vous vous déplacez en France, dans les évènements des Chapters, dans le Sud, dans l’Est, le Nord, tous ont leur particularité, leur richesse propre. Et nous, nous aimons cette différence.

Stéphane, merci pour cet entretien. Il va sans doute faire rêver nombre de personnes qui se diront « voilà quelqu’un qui a un job vraiment fun » ! Notamment en visionnant les vidéos intégrées à votre interview.

Merci à vous.